5AM,

Quand on dort pas sur la «switch»!

Faire le Buzzz z zz z z

Depuis plus d’un an, 5AM fait l’événement à Montréal. Crée et dirigé par Zac Martel, 5AM à su s’imposer sur la scène Montréalaise. Animation, événement sur mesure, soirée thématique ce maître du buzz s’ait rapidement hissé au rang des incontournables auprès des bars et boite de nuits qui sont au «top de leur game».

Avec son équipe de DJ ils offre de fois en fois des party monstre qui sont de plus en plus couru. Notre caméra à suivi c’est défricheur de la nuit pas à pas dans un portrait éclaté et intimiste. On peut même dire que des artistes internationaux comme Lil Pump et Killy participent à ses soirées.

Rythme d’enfer

5Am est une belle démonstration de la révolution qui couve alors qu’ils courent de succès en succès. C’est une nouvelle génération de créateur de «Moments». Une entreprise qui tranche avec la norme abolissant tous les tabous. Des jeunes qui s’adressent aux jeunes et qui ont du fun à le faire.

S’étant fait remarqué par le groupe A5 Hospitality après son party d’anniversaire de 20 ans, il a vite été chargé à la productions d’événements pour plusieurs de leurs établissements.

Son projet House of Work a connu un immense succès dans la dernière année avec une soirée hebdomadaire à École Privée qui a accueilli plusieurs artistes internationaux. La soiree a également fait partenariat avec des marques de renommée telles que Kappa, Hennessy, Fido, Editorial et autres en plus d’une représentation au festival Mural. Le concept n’en est qu’à ses débuts et n’a pas terminé son expansion.

Il a aussi récemment commencé à être dj pour le plaisir mais accumule les performances depuis.

Son plan pour la prochaine année est de faire grandir son entreprise 5AM World, développer son projet musical et faire fleurir son plus récent bébé, une ligne de vêtements.

Circles de Mac Miller:

Laissé entre bonnes mains

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À travers la dernière décennie, peu d’artistes dans la sphère hip-hop ont su réinventer leur son de façon aussi polyvalente que Malcom James McCormick, mieux connu sous son pseudonyme Mac Miller. On se rappelle tous de la malheureuse nouvelle annonçant le décès de ce dernier en raison d’une overdose le 7 Septembre 2018 (Rest in Peace), un peu plus d’un mois après la sortie de son dernier opus Swimming. En utilisant des échos de Jazz et R&B dans la production musicale et des textes axés sur l’introspection personnelle du rappeur défunt, amenaient le public à se questionner sur la notion d’éviter la noyade possible dans les eaux à courants puissants, une métaphore que Mac employait sur son album pour parler de sa propre santé mentale.

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Mac Miller avait travaillé avec une multitude d’ingénieurs sonores pour la réalisation de Swimming, dont Jon Brion, un auteur/compositeur/multi-instrumentiste qui a travaillé sur plusieurs projets avec Kanye West (Graduation, Late Registration), Kid Cudi (Man on the Moon), Katy Perry (Teenage Dream) et sur plusieurs trames sonores de longs métrages. Ayant établi une forte connection artistique avec Mac, celui-ci sera donc chargé de la lourde tâche de compléter le prochain album sur lequel Mac travaillait avant son décès. Il s’agit en fait d’une suite logique à Swimming, Circles. Swimming in Circles est le concept, la ligne directrice qui connecte les deux albums, tel qu’annoncé sur Instagram par la famille de Mac.

Alors que Swimming nous présentait une ouverture de Malcom par rapport à ses problèmes de consommation et son combat avec la dépression sous un angle parfois pessimiste et sombre dissimulé sous des instrumentals au tons à la fois jazzy et flamboyants, Circles prend la direction opposée. Le style de production est plutôt intime et réconfortant, ce qui laisse l’espace à Mac pour exprimer ses états d’âme. Cette fois-ci, c’est un message bien plus axé sur la conscience et la compréhension de soi.

Dès les premières secondes de l’album, on est accueilli dans l’ambiance de Circles avec un arrangement de guitares fort chaleureux, Mac se prépare à se confier. ¨Well, this is what it look like right before you fall ̈, les premières paroles de l’album ont presque un air prémonitoire, comme si Mac avait prévu son décès à l’écriture de la chanson. C’est un sentiment qui se retrouve un peu partout sur la tracklist de l’album. Sur le premier single Good News, il évoque l’inconfort de son entourage face à ses obstacles, qui aimerait plutôt entendre que des bonnes nouvelles, renforçant son sentiment de solitude.

Tout au long de l’album, Mac se présente comme un homme à la recherche de passion, de lumière et de chaleur. Ceci est exploré dans la balade massive qu’est Everybody, un des moments les plus forts de l’album. Un refrain qui nous rappelle les Beatles,un son absolument intemporel et des textes rassembleurs, la sauce est mijotée à perfection ici.
Dans la même veine, la suite de Hand Me Downs et That’s On Me combine plusieurs genres pour créer des hymnes de indie/hip hop incontournable. Mention spéciale à l’australien Baro Saura qui livre la marchandise sur le refrain de la mélancolique Hand Me Downs.

Grâce à la direction de Jon Brion, on se retrouve avec un projet posthume qui se suit du début à la fin au niveau de la palette sonore, une rareté parmis tant d’albums qui sont en fait des compilations de démos/idées bourrées de features. Brion nous offre des beats comme Blue World et Hands qui sortent du lot par leur utilisation des samples, leur tempo plus plaisant et un classic Mac feel. Celles-ci balancent bien l’album et sont bien réparties dans les 48 minutes.

Le dernier opus du légendaire Mac Miller laisse le public avec un message rempli de sincérité brutale, on peut donc s’imaginer que Mac était à un meilleur moment de sa santé mentale lorsqu’il a composé Circles. Par contre, avec son décès prématuré, on réalise que tout peut changer en très peu de temps. Rest In Peace Mac forever.